La souffrance et la douleur dans le coeur d’une poétesse ou d’un poète, et dans l’âme d’un mélodiste, parfois, sont transformées en ciseaux d’art pour sculpter une poésie, une mélodie, une chanson au-delà de la peine collective. C’est exactement ce qui est arrivé avec la nouvelle chanson de Tamara Suffren intitulée “Ale trankil”, qui vient d’être publiée avec une vidéo le vendredi 10 janvier 2020, soit deux jours avant la date de commémoration du malheureux séisme du 12 janvier 2010 en Haïti. 

Tamara Suffren est ce genre d’artiste qui matérialise le vrai profil d’une messagère. Elle ne chante pas juste pour amuser, mais elle chante pour passer un message, pour informer et éduquer, car elle est une sentinelle culturelle pour le peuple Haïtien. Une étincelle qui brille dans l’obscurité de notre réalité. Elle peut prendre l’argile d’une angoisse personnelle et dans le creuset de son art ou dans le moule de son imagination, d’une certaine façon, elle refaçonne le cafard et transforme le cauchemar en une sorte de panacée musicale pour aider les autres qui ont vécu dans une situation similaire.