L’École normale supérieure (ENS) n’a jamais été traitée en priorité dans les plans de reconstruction après le séisme du 12 janvier 2010. Étudiants, professeurs, membres de la direction s'agglutinent dans les allées des petites salles construites en dur depuis deux ans pour remplacer les hangars délabrés. L’inconfort est manifeste. Les sillons entre les salles servent souvent de réfectoire aux étudiants. Les cours s’organisent tant bien que mal. De leur côté, les responsables de l’ENS ne cachent pas leur insatisfaction pour la façon dont le dossier de reconstruction a été géré jusqu’ici.

En sept ans, l’ENS a seulement bouclé une première vers la reconstruction de ces bâtiments en faisant l’acquisition du terrain où était érigé l’hôtel Castel Haïti qui s'est effondré lors du séisme. Environ 50 millions de gourdes proviennent du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et du rectorat de l’Université d’État d'Haïti (UEH). La dernière contribution a été tirée du budget de l’école l’année dernière, a indiqué le directeur des affaires administratives, Alvarès Louis. Entre-temps, les responsables de l'École normale supérieure (ENS) continuent de faire preuve de patience.