Trois jours avant la commémoration des dix ans de la catastrophe du 12 janvier 2010, le ministère de la Santé publique et de la Population a sorti une note datée de fin décembre pour annoncer aux internes des hôpitaux issus des universités privées qu'il ne compte plus leur verser les frais qui leur étaient accordés pendant leur internat dans les hôpitaux publics de nos villes de province pour la majorité d'entre eux. 

La justification majeure du ministère de la Santé est qu'il lui est difficile de déterminer le nombre des internes à l'avance.
La note et la mesure sont indignes d'un pays qui ne dispose pas de suffisamment de médecins, qui ne dispense pas des soins adéquats aux patients nécessiteux, un pays où le système public de santé repose avant tout sur les internes corvéables à merci.
 Que le ministère confesse ne pas pouvoir planifier, cela ne choque personne, qu'il admette ne pas pouvoir compter la population des internes est cependant indigne de ses responsables.