Trois jours après le constat fait par le président de la République sur la caducité du mandat de la Chambre des députés et de deux tiers du Sénat, la situation reste calme à travers le pays. Trois pères conscrits ont introduit mercredi une action au tribunal civil de Port-au-Prince en ses attributions correctionnelles. Jean Renel Sénatus, Jean-Marie Salomon et Dieupie Chérubin désapprouvent le tweet du président le 13 janvier et déclarent que les conseillers Jude Charles Faustin et Liné Balthazar sont complices de l'acte posé par le chef de l'Etat.
Les trois sénateurs demandent au tribunal de déclarer la décision du président illégale au regard du décret électoral de 2015. En attendant la poursuite de l'affaire au tribunal, les principaux partis politiques représentés au Parlement n'ont pipé mot concernant le différend opposant le chef de l'Etat aux sénateurs contestataires. Mis à part ces parlementaires qui revendiquent la fin de leur mandat en janvier 2022, l’opposition regroupée au sein du Secteur démocratique et populaire et quelques personnalités condamnent la décision du président Jovenel Moïse. La société en général se montre indifférente à l’acte posé par le chef du pouvoir exécutif.


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