Avant de plonger la salle dans l’ombre, les discours pour planter le topo ont afflué. Cliford Jasmin, qui fait office de MC, raconte la genèse du projet Konpa Danse Challenge (KDC) qui participe d’une volonté de son couple à développer la danse Konpa comme une danse internationale avec ses règles, son standard. « On se retrouvait à Cannes en 2011, Gaëlle et moi, pour une sorte de réunion entre spécialistes de la salsa quand le dj, par un pur hasard, pousse un morceau de Tabou Combo. À deux, on a improvisé une chorégraphie qui a marqué l’assistance et qui nous a inspirés une réflexion sur la standardisation de la danse de chez nous », conte-t-il. Les prémices de ces réflexions ont été d’initier dans leurs formations dispensées en France et dans d’autres pays un cours de danse Konpa. Il y a eu ensuite leur festival de danse Konpa au Decameron qui a rendu l’hôtel de plage sold-out comme jamais auparavant de leur aveu. « Le succès était sans bornes mais on a estimé que c’était une activité élitiste. C’est dans l’optique d’impliquer tout le monde dans ce vaste chantier qu’on est parvenu à concevoir Konpa Danse Challenge », témoigne le danseur.

Jacky Lumarque, le recteur de l’université Quisqueya, au cours de son intervention, a souligné trois aspects fondamentaux que peut générer l’organisation de ce concours. «  Une telle initiative encourage l’insertion sociale du fait que des Haïtiens de couches différentes s’y rejoignent. Elle participe du renforcement de notre culture et de la création de richesses », fait remarquer l’universitaire.