Dans l’après-midi du mercredi 5 février, alors que beaucoup de gens s’apprêtaient à regagner leur maison, ce sont les rafales d’armes automatiques qui les ont accueillies au Portail Léogâne. S’en est suivi la panique, les voitures privées et les véhicules de transport public ont dû rester cloués sur place. Instinctivement, les gens ont évité le Bicentenaire. Dans cette course effrénée vers la survie, certains déambulaient, trébuchaient et se s'abritaient à chaque détonation. Les forces de l’ordre étaient absents comme toujours.

Pour la Fondasyon Je Klere (FJKL), cette situation est devenue la norme au boulevard Harry Truman (Bicentenaire). Des jeunes hommes, femmes et même des enfants lourdement armés y créent la panique sans inquiétude. Les bandits exhibent leurs armes de grand calibre et imposent leur volonté en tirant dans toutes les directions. Pas un jour sans enregistrer au moins un cas de meurtre, de blessé par balle, de kidnapping, de passant rançonné lors des opérations de gangs armés. La population est aux abois, les autorités policières demeurent impuissantes face à la détérioration du climat sécuritaire.