Ti Pachou est aux antipodes de Flav, encore plus de Katalòg, deux as du showbiz appréciant bien les feux des projecteurs. Le maestro, lui, préfère mieux sa place en cuisine ou derrière son keyboard et occuper le devant de la scène quand il le faut. Lorsqu’il doit interpréter une chanson, par exemple. Pourtant, il n’y aurait pas de Gabel qui tienne sans le talent de M. Lafortune. Comme une équipe de football qui ne peut pas se passer de son « mesapunta », cette bande de l’industrie musicale haïtienne ne peut non plus négliger son Ti Pachou.

« Je n’aime pas être au-devant de la scène. Je me sens confortable en restant le plus souvent à l’écart, derrière, dans la cuisine, à produire, à faire de la musique pour mon groupe, tout comme j'aime chanter. J’ai bien les capacités pour, mais je préfère bien cette place. C’est mon choix. Il sied bien à mon tempérament de grand timide aussi », a avoué Jean Ernst Lafortune. En effet, "grand timide" est un doux euphémisme pour qualifier l’un des trois mousquetaires de Gabel à qui on a dû arracher les mots avec des pincettes.