Avec son tout dernier roman, « L’exil vaut le voyage », l’écrivain canadien d’origine haïtienne revient sur son expérience personnelle avec l’exil. Journaliste, Windsor Klébert Laferrière, devenu Dany Laferrière, a été contraint de quitter Haïti à l’âge de 23 ans après que son ami eut été tué. Montréal, Paris et Miami, entre autres, ont été des terres d’accueil pour celui qui a été élu au deuxième fauteuil de l’Académie Française en décembre 2013. Et le récit dessiné de 400 pages de textes écrits à la main revisite tout ça.

On y découvre aussi son processus d’adaptation - qu'il illustre dans une vidéo publiée sur la chaîne YouTube de Grasset par le passage de la mangue à la pomme, les lieux qu’il a fréquentés, les auteurs qui ont peuplé son quotidien… L’emphase est mise sur le côté positif de l’expérience. « Ce n’était pas une punition, mais une récréation », affirme l’écrivain qui reconnaît néanmoins que sa perception de ce saut obligé vers l’inconnu aurait pu être différente si à l’époque il avait 50 ans plutôt que 23 et des enfants par exemple.