Un tweet de l’animateur Carel Pèdre a soulevé les débats il y a quelques jours. Le sujet : pourquoi les rappeurs ne réalisent pas des performances en direct comme le font la majorité des groupes compas pendant la période de confinement pour faire plaisir au public. Des rappeurs bien connus ont été particulièrement offusqués par ce tweet. Une situation qui a donné lieu à de nombreux commentaires et a porté ces derniers à annoncer des performances pour les jours à venir. Mais cela ne s’arrête pas là, le débat tourne également autour de la supposée hostilité des médias face au rap.
Au dire de Gandhi Dorsonne, depuis les premières années du rap, au temps de Dirty Fresh, les rappeurs haïtiens se sont mis à dos avec la presse haïtienne. Ce rappeur méprisé pour son style « thug » lors d’un évènement public à la RTNH n’avait pas gardé sa langue dans sa poche et lancé des propos injurieux en pleine performance sur les ondes à l’égard de la station. Ce qui a été une mauvaise pub pour ce mouvement seulement au stade embryonnaire à l’époque. Par la suite, plusieurs actions de boycottage ont été posées pour détruire le mouvement dans l’œuf. Parmi ces tentatives, « Li p ap pase » a été lancée par des musiciens compas afin d’empêcher la promotion du rap Kreyòl dans les médias en Haïti. De grosses sommes ont été investies pour envoyer aux oubliettes cette musique qu’ils voyaient comme une menace pour l’avenir du compas.






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