Dans leur lettre, les différents partis et regroupements de leaders de l’opposition ont porté à la connaissance du secrétaire général de l’organisation planétaire, António Guterres, la gestion jugée « calamiteuse » de la pandémie de coronavirus en Haïti, « le dysfonctionnement des institutions de l'État, des efforts du président Jovenel Moïse de parvenir à un consensus politique et de ses difficultés à élaborer un programme ambitieux de réformes et de relance de l’économie » ; de l'apport du BINUH dans la mise en œuvre d'un projet de « révision de la Constitution et de la tenue prochaine d'élections législatives et locales ». Ils estiment d’entrée de jeu que le rapport qui a été présenté au Conseil de sécurité sur l'évolution de la situation en Haïti fait par le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH) « ne tient pas compte de certains facteurs importants et même primordiaux dans la compréhension de la crise qui secoue actuellement Haïti ».

7 février 2021, la crise annoncée