La présidence a écrit durant le week-end écoulé à des responsables des syndicats du transport terrestre pour leur demander de désigner un représentant dans le cadre de la formation d’un nouveau Conseil électoral provisoire. Cette même démarche est initiée auprès d’autres secteurs de la société. On reste dans le doute dans la mesure où la présidence n’a pas communiqué sur le processus. L’administration Jovenel Moïse fait ce qu’il sait faire mieux : ne pas communiquer sur les grands dossiers de l’Etat. Pourtant c’est fondamental dans un Etat de droit.
Le président Jovenel Moïse active le processus de formation du CEP quelques jours après la démission en bloc des conseillers électoraux afin de donner le champ libre au chef de l’État pour trouver un consensus autour de la tenue des élections. Dans leur lettre de démission collective en date du 24 juillet dernier, les huit anciens membres du CEP avaient souligné, à l’attention du président Moïse, l’urgente nécessité d’entamer un dialogue franc entre tous les secteurs en vue de la tenue d’élections inclusives. Un conseil salutaire que le président de la République semble ignorer.


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