En moins de 24 heures, les deux plus hautes autorités du pays réagissent sur le climat d’insécurité qui y fait rage. Le président Jovenel Moïse et le Premier ministre Joseph Jouthe, chacun en ses mots, reconnait que les conditions sécuritaires se détériorent à travers le pays. L’assassinat par balle d’un bébé de quatre mois dans les bras de sa maman à Fond-Parisien le lundi 3 août 2020 semble troubler la conscience de nos autorités. « Les actes de banditisme perpétrés dans le pays nous attristent tous profondément », confesse le chef de l’Etat. « Je suis très offusqué et aussi indigné de l’incapacité de la police nationale à répondre à sa mission », admet, pour sa part, le chef du gouvernement, également chef du Conseil supérieur de la Police nationale.

Dans ces deux déclarations, on voit deux simples citoyens, pas les deux plus hautes autorités du pays qui sont chargées du bon fonctionnement des institutions. Comme d’habitude, le président Jovenel Moïse a annoncé que des instructions formelles ont été passées aux autorités compétentes pour renforcer les mesures de sécurité. Qui sont ces autorités à qui ces instructions ont été passées ? Quand est-ce qu’on va sentir les retombées de ces nouvelles mesures ? On ne sait pas si on doit prendre le président Jovenel Moïse au mot quand il promet de mettre les bandits hors d’état de nuire. Il a fait tellement de promesses à ce sujet.