Il y a de ces drames qu’on ne devrait simplement pas essayer de comprendre. Dans la cour de l’Église Saint-Pierre de Pétion-Ville où les funérailles de la pédiatre Jessica Jeanniton Vincent et de son fils de 10 mois Joshua Hassan Vincent sont chantées ce mardi 1er septembre, des petits groupes se forment et l’on discute des circonstances ayant entraîné ces décès. On essaie encore de trouver une explication plausible, acceptable, logique…
Comme bien d’autres, la nouvelle de la mort de Jessica Jeanniton m’est parvenue sur la messagerie instantanée WhatsApp. Déjà elle me paraissait incongrue, irréelle. On ne disparaît pas juste comme ça. Pas à la fleur de l’âge. Pas à tout juste 32 ans. Pas avec un nourrisson. Et surtout pas Jessica Jeanniton. Cette jeune femme toujours précédée de sa gentillesse… On a dû se croiser à maintes reprises dans la cour de Saint-Louis de Gonzague à l’occasion de messes ou de concerts de la chorale Sacré-Cœur Saint-Louis et échanger des sourires discrets. Je ne pense pas qu’on se soit jamais adressé la parole. J’étais juste la bonne amie de son petit frère. Mais c’était difficile de connaître Jefferson Jeanniton et de ne pas entendre couramment parler de Jess, cette sœur aînée qu’il vénérait.






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