L’injection de 150 millions de dollars dans l’économie par la BRH, la publication des sanctions contre des banques commerciales, le don de 33, 3 millions d'euros de l’Union européenne à l’État haïtien et la décision du gouvernement de se passer des dépenses non essentielles sont, de l’avis de l’économiste Enomy Germain, parmi les facteurs qui expliquent le regain de forme de la gourde. Rien qu’en quelques jours, le coût du billet vert décroît considérablement à tel point qu’on parle d’un petit cercle vertueux pour la gourde, car des agents qui, ordinairement, exercent de la spéculation négative sur le taux de change se trouvent dans l’attentisme.
Dans les conditions normales, le marché des changes mobilise formellement environ 40 millions de dollars américains par semaine. Si les 150 millions de dollars de la BRH sont injectés à part égale toutes les semaines, c’est environ 18 millions de dollars qui devraient être sur le marché, ce qui représente 45% des besoins du marché. Cette disponibilité casse ainsi le déséquilibre entre l’offre et la demande de la devise américaine.




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