On n’entendra plus cette voix au timbre particulier éclairer la société sur les mille et un points d’ombre de la Constitution de 1987. La voix de Me Dorval s’est éteinte à jamais. Le fils de Grande-Saline est parti, emporté par trois balles. C’est la première fois dans l’histoire du barreau de Port-au-Prince, qui remonte à 1859, qu’un bâtonnier en fonction est assassiné. Passionné du droit et amoureux de son barreau, il avait joué pieds et mains pour remporter les dernières élections et se faire élire le 6 février 2020 avec 228 voix à la tête de l’ordre pour lequel il nourrissait de grandes ambitions. «Un plus grand barreau au service des avocats et avocates», avait été son slogan de campagne.
Mais l’histoire de ce grand avocat débute à Grande-Saline, commune du département de l’Artibonite très connu pour ses marais salants, un 10 juin 1956. Monferrier Dorval fait ses études primaires dans sa ville natale avant de mettre le cap sur Port-au-Prince, sitôt son certificat de fin d’études primaires obtenu en 1969. On le retrouvera, jusqu’en 1976, sur les bancs du lycée Alexandre Pétion, où il est connu pour être l’un des plus brillants, selon Ady Jean Gardy.






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