Ce samedi de tournage, il appelle pour commencer, tout le monde à s’assoir dans la salle. Pas juste les danseurs et ses collègues, mais aussi les maquilleurs, le garçon préposé au balayage de la salle, ceux qui servent le café… Il explique à tout le monde comment la journée devra se dérouler. « Dans un tournage, leur dit-il, il n’y a pas de personne plus importante que d’autre. Si celui qui sert le café donne un mauvais café, on sera tous malades... » L’homme qui a reçu sa formation en audio-visuel au Mecanox n’est pas à la base embauché comme Monsieur Protocole, mais au fort de ses 30 ans de carrière, il a su reconnaître que des problèmes bénins, tels ceux liés à la « posture » qui n’ont rien à voir avec la technique peuvent contribuer à plomber un tournage. Et pour lui, il n’est pas question de se laisser faire.
Joslyn Vautor, quand on lit son CV ne doit pas être tutoyé, sans son accord. Il a aidé à la création de plusieurs chaînes de télé dont celle de Chambéry en France. Il a monté dans son île le ATV avec un pote qui est devenu entre-temps Via TV. Il a proposé à des chaînes d’envergure dont TV5 du contenu Antillais avant de monter 2001 Dream Master, sa boite à lui. C’est dans l’île de Césaire considérée comme le 2e patrie du Konpa, qu’il découvre ce genre depuis l'allaitement. Il rencontre étant bambin Fanfan Ti Bòt du mythique Tabou Combo son père adoptif. « C'est un peu comme si aujourd’hui un bambin de chez nous se retrouve face à face avec Rihanna ou Jay-Z », témoigne celui qui mettra les pieds en Haïti grâce à son idole.






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