Il est environ treize heures, le lundi 12 octobre. Le soleil est à son zénith. Pourtant, ils sont nombreux à faire la queue dans les maisons de transfert dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince. Une situation inhumaine qui prévaut depuis la décision de l’Union nationale des sous-agents de transfert d’Haïti (UNATHA) d’observer un arrêt de travail illimité en guise de protestation contre l’application de la circulaire 114-2 de la Banque de la République d’Haïti (BRH) relative aux transferts de fonds internationaux sans contrepartie.

Les agences mères ne sont pas assez nombreuses pour desservir l’ensemble de la population. Cette tâche était plutôt réservée aux sous-agents dont la vente du dollar constitue la principale source de revenu. Dans le bureau de CAM transfert de Delmas 57, sous un soleil de plomb, ils étaient plusieurs dizaines à essayer de récupérer leurs transferts. Ils n’ont même pas la garantie qu’ils seront servis. « Je fais plusieurs kilomètres pour arriver jusqu’ici. C’est pour la deuxième fois que j’essaie de récupérer mon argent », se plaint une jeune femme.