Ingénieure de formation, Pascale Durosier aurait pourtant pu être psychologue ou coach de vie parce que dans chacune de ses phrases, elle parle plus de la construction de l’être que de celle d’un bâtiment. « Mon espace est un lieu de bien-être plus qu’une école. Notre approche est humaine. La danse se retrouve comme un médium, l’activité physique idéale pour permettre aux gens de s’affirmer, de se construire », explique-t-elle.
Contrairement à Montréal où elle reçoit les petites filles, en Haïti, depuis trois ans, Pascale a voulu s’ouvrir aux adultes, surtout ceux qui refusent d’explorer leur talent de danseur. « En Haïti il y a beaucoup de bonnes écoles, il ne fallait pas créer une de plus qui leur soit identique », indique-t-elle plus loin. Puisque ce sont des adultes qui y viennent, des gens avec un horaire souvent chargé, pas question pour elle de faire la chorégraphe, la super prof qui s’érige en diva devant ses apprenants. « Je ne peux gronder un professionnel qui me consacre un peu de son agenda surchargé. Je garde une atmosphère zen, ce qui favorise un échange qui profite à tout le monde », rapporte la passionnée du folklore. Tout le monde, selon la danseuse, a la capacité de danser. Elle nous invite à ne pas nous laisser vaincre par la timidité. « Chez moi il y a de la place pour tout le monde, il n’y a pas un âge une physionomie pour danser », insiste-t-elle.





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