“Vous êtes de valeureux guerriers, de vrais combattants, des héros…Les mots d’encouragement à l’endroit des finissants de la promotion Excelsior fusaient de la plupart des discours des intervenants à leur cérémonie de collation de diplômes. Selon l’ensemble des récits, cette dernière année scolaire ou toutes celles du secondaire n’on pas été de tout repos pour le lycée. Le président du NS4, Philibob Noël, déclare : “Depuis la 9e, nos années scolaires ne durent pas les 10 mois officiels ; certaines fois on a 7 mois de cours et parfois juste 6.”. Plus loin il évoque l’obligation de l’école de fermer les portes et de répartir les élèves en trois groupes dans trois écoles différentes. Même s’il s’en va de l’établissement, le jeune homme formule, au nom de sa promotion, le voeu de voir le Lycée national de La Saline revenir à son local initial, puisque les élèves sont mal à l’aise dans l’ensemble des trois écoles où ils sont répartis circonstanciellement. Le directeur de l’établissemen, Rameau Ralph Vladimir, a évoqué lui aussi ce mal-être dont font l’objet ses écoliers. “Dans ces écoles-là, mes enfants deviennent les boucs émissaires quand quelque chose se casse ; quand il y a des détritus dans la cour, ils disent que ce sont les enfants de La Saline qui en sont les auteurs. C’est un affront puisque notre école est l’une des plus propres de tout le pays”, témoigne-t-il.

Un des moments marquants de cette cérémonie est la présentation des 5 boursiers de l’université Quisqueya (Uniq). Il s’agit de Kerline Céus, Roueline Daphinis, Zackary Excelent, Etienne Joseph et Abno Louis. Zackary Excelent, au nom de ces cinq, a remercié Jacky Lumarque qui leur a procuré du matériel les aidant à préparer les examens et aussi leur a offert des séances de préfac. “On demande à Dieu de vous accompagner dans toutes vos entreprises. On profite aussi pour vous dire merci de mettre entre les mains de jeunes une arme qui leur permettra de dessiner leur avenir”, dit-il à l’adresse du recteur de l’Uniq. Jacky Lumarque célèbre la résilience des jeunes mais aussi leur rappeler qu’en philo, on n'est qu’au début de l’école de la vie. “Ne vous fiez point à ceux qui vous disent que les "plòm plòm" n’ont pas d’importance. Soyez sur vos gardes, surtout que vous venez de milieux difficiles... Là où vous vous êtes rendus c’est bien, mais ce n’est que le début d’un long chemin”, déclare-t-il.