Pour la jeune association OFeminen, l’équipe organisatrice de ce festival, la nécessité d’un festival de films féministes en Haïti part d’un constat. « Interpellées par les problèmes relatifs au genre, nous avons décidé d’apporter notre contribution, en utilisant un moyen beaucoup plus efficace. La sensibilisation passe mieux avec des vidéos qu’à l’écrit », explique Magdala Louis, la responsable de communication du festival.

En vue d'une meilleure sensibilisation sur le modèle de socialisation des filles et des garçons en Haïti, la remise sur le tapis des différentes formes de violence qui touchent les femmes dans la société haïtienne, le festival OFeminen débarque aux Gonaïves. Il propose un menu composé de films et de conférences sur le sujet. Les trois projections prévues dans le cadre de ces trois jours sont : « Femmes » de Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand ; « Haïti, chronique des femmes-oiseaux » de Michèle Lemoine ; « Sans frapper » d’Alexe Poukine. Quant aux conférences-débats, elles se dérouleront autour des thèmes suivants : « Être femme en Haïti » (Youdeline Chérizard et Valentina Morency) ; « La femme haïtienne, moteur de l’économie » (Vita Pierre et Maudeleine Clément) ; « Dénoncer une violence sexuelle, quelle réalité en Haïti ? » (Youdeline Chérizard et Lovely Jean-Louis).