« Di moun lakay nou nou la pou 6 zè dimaten ! » Non, on ne voulait pas croire que le King allait tenir parole. Surtout qu’il a prononcé cette phrase dans la vague euphorique qui a suivi son entrée triomphale dans la cour d’El Rancho. En effet, c’est un M. Larivière (costume bleu marine assorti à une chemise blanche et un pantalon noir) perché sur une grande chaise blanche soulevée par au moins quatre hommes entonnant les premières notes de « Loving you » qui a démarré la prestation de Nu Look dimanche, à plus de 2 heures du matin. Pour les 20 ans de son groupe, le maestro n’a vraiment voulu rien faire à moitié. Ce début rivalisant à celui d’un roi en est la preuve. Le soleil saluant de ses premiers rayons ces derniers fêtards invétérés en constitue une autre.
Pour ces deux décennies accomplies taillées sur des ruptures, des départs et sa reconversion en l’unique lead vocal de sa bande, Arly Larivière a raison de se pavaner, tout au long de la soirée, comme un paon sur scène avec ses quatre outfits commandés pour l’occasion. Qui pourra le lui reprocher ? D’ailleurs, quand on s’appelle Nu Look, un groupe qui peut vous filer des hits en veux-tu en voilà entre 2 heures 20 du matin à 6 heures, avec des fans ayant fait le voyage exprès de New York, et des fans inconditionnels en Haïti prêts à vociférer les morceaux du groupe du début jusqu’à la fin, la fierté est double.






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