Le mercredi 13 janvier 2021, le président Jovenel Moïse a bouclé sa première année de gouvernance par décret. L'an passé,avec un simple tweet, il avait renvoyé un tiers du Sénat. Le coup de tweet consommé, le président Moïse, incapable de réaliser les élections promises en 2020 pour rendre fonctionnel à nouveau le Parlement, a donné libre cours à ses envies de pouvoir absolu, de tout-puissant, après Dieu, sur la terre d’Haïti.
Le président Jovenel Moïse, chef d’un exécutif dévot, a multiplié les décrets « tyranniques et liberticides », pour reprendre l’expression de la bâtonnière de l’ordre des avocats, a installé un CEP sans prestation de serment par-devant la Cour de cassation, mit en veilleuse de la constitution en attendant l’organisation d’un référendum inconstitutionnel. L’érosion continue de la démocratie a donné lieu à une aggravation des problèmes de gouvernance, une fragilité institutionnelle et une incapacité à résoudre des problèmes au quotidien de la population comme la sécurité.






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