Les céréales, les légumineuses, les vivres alimentaires et la viande sont les filières prioritaires du Centre haïtien d’innovation sur les biotechnologies et l’agriculture soutenable. Ces quatre filières, selon les données fournies par le directeur exécutif et responsable de recherches de cette institution, Gaël Pressoir, représentent jusqu’à 1.2 milliard de dollars annuellement dans l’économie haïtienne soit plus de 80% du PIB agricole qui se situe dans l’intervalle de 1,3 à 1,5 milliard de dollars. Améliorer la productivité de ces filières, a-t-il expliqué, c’est créer les conditions nécessaires pour doubler le PIB du secteur agricole.

Pour le moment, les rendements à l’hectare du maïs, du riz, du sorgho, de la patate douce sont respectivement d’une tonne, de trois tonnes, d’une tonne et de quatre tonnes. Il est inconcevable, a fait savoir le chercheur que la productivité agricole soit aussi faible. Haïti, à côté de Madagascar, est le pays qui a le plus faible rendement agricole à travers le monde. Les pays africains qui étaient au même niveau, il y a quelques années, parviennent à doubler leur rendement grâce à l’innovation et à la recherche.