Décidément le dossier de la mise à la retraite des trois juges à la Cour de cassation suivie de la nomination moins de 72 heures après de trois autres, semble prendre l’exécutif à la gorge. Entre les préoccupations de l’international, les réactions des membres de la société civile, dont l’entrée en grève des magistrats des 18 juridictions du pays, les officiels se confondent en explications.
Le président de la République avait, le jour même de la publication de l’arrêté nommant les trois nouveaux juges à la Cour de cassation, soit le 11 février 2021, annoncé dans un tweet : « J’ai nommé à la Cour de cassation trois juges d’une liste préalablement soumise par le Sénat de la République, conformément aux dispositions de l’article 175 de la Constitution. » Dans la soirée du vendredi 19 février 2021, le ministre de la Justice, Me Rockfeller Vincent, publiait sous le titre « Devoir de mémoire », une note de presse du ministère qu'il dirige à travers laquelle il affirmait : « Les trois honorables juges régulièrement nommés à la Cour de cassation de la République par arrêté présidentiel en date du 11 février sont tous les trois tirés d’une liste soumise par le Sénat de la République en date du 30 août 2017 portant les signatures respectives de l’ancien président de la commission Justice et Sécurité Monsieur Jean Renel Sénatus, et du président d’alors, Monsieur Youri Latortue. »






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