Pour le moment, il est difficile de dire que le BINUH a plombé le projet de nouvelle constitution. Mais la représentation onusienne, sans langue de bois, a indiqué que ce projet a du plomb dans l’aile. « Au lendemain de la cérémonie de restitution des travaux organisés par l'OPC sur l’avant-projet de la nouvelle constitution, le BINUH continue de suivre les progrès du processus de consultation », a d’abord noté le BINUH dans un tweet, mardi 13 avril, avant de balancer son constat.

« A ce stade, le processus n’est pas suffisamment inclusif, participatif ou transparent. L’appropriation nationale du projet de constitution exige l’engagement d’un éventail plus large des acteurs politiques, sociétaux, y compris les groupes de femmes et de religieux dans tout le pays », a indiqué le BINUH, qui a pourtant soutenu un projet de nouvelle constitution, un référendum anticonstitutionnel prévu par un CEP décrié n’ayant pas prêté serment  devant la Cour de cassation.