Si mercredi dernier, la mère du père Jean Arnel Joseph a été libérée, le calvaire des neuf autres kidnappés, toujours séquestrés par le gang des 400 Mawozo, n’a pas encore pris fin. Ce lundi, neuf jours plus tard, l’attente est insoutenable, d’autant que parmi les 7 religieux séquestrés, deux prêtres ont « la santé fragile ». L’un a un pansement à renouveler tous les jours depuis sa blessure par balle à l’abdomen, l’autre, diabétique, est sous insuline, s’est inquiété le père Gilbert Peltraux, secrétaire de la Conférence des religieuses et religieux haïtiens, interrogé par radio Kiskeya, lundi 19 avril 2021.

« Nous nous inquiétons pour toutes les personnes séquestrées. C’est une souffrance énorme », a poursuivi le père Gilbert Peltraux, déplorant que le pays n’ait de chef que ces chefs de gangs. Les conditions de séquestration sont des plus pénibles, a confié le prélat. Les personnes sont ligotées et maintenues à l’air libre, à l’ombre de quelques arbres, a révélé le religieux, reprenant les témoignages de la mère du père Jean Arnel Joseph, libérée mercredi dernier. Ce sont les ravisseurs qui appellent et qui décident de la durée des conversations, a indiqué le père Gilbert Peltraux.