Ravagée par l’insécurité et une crise sociopolitique et économique aiguë, Haïti fait face actuellement à une période très difficile. Sans l’ombre d’un doute, cet état de fait a eu de sérieux effets sur la population haïtienne en général, mais surtout sur les fans et sympathisants du football en particulier. Tout laisse entrevoir qu’ils ignorent complètement si les Grenadiers ont des échéances capitales pour les mois de juin et juillet. Le constat, sans vouloir aller trop vite en besogne, n’est pas différent pour les autorités de la Fédération haïtienne de football, en l’occurrence le comité de normalisation et le secrétariat général de la FHF. Aucun d’entre eux, depuis la victoire étriquée d’Haïti le 25 mars contre la modeste équipe de Belize (2-0) au stade Sylvio Cator, n’a évoqué la situation plutôt précaire de la sélection nationale. Peut-être travaillent-ils dans l’ombre pour finalement faire face à la problématique qu'a connu l’équipe nationale avant son premier acte dans les éliminatoires de Qatar 2022.
Pour avoir pris contact avec certains joueurs de manière tardive, Haïti n’avait pas pu compter sur les services desdits Grenadiers. À cela, il faut ajouter la mauvaise gestion de la pandémie du coronavirus (Covid-19) qui obligeait d’autres joueurs à rebrousser chemin alors qu’ils s’apprêtaient à se rendre à Port-au-Prince pour disputer le match contre le Belize. Le véritable fer de lance de la ligne offensive des Grenadiers, Duckens Nazon, arrivait le jour du match et d’autres la veille. Rappelons que Jean-Jacques Pierre, qui faisait ses débuts au poste de sélectionneur des Grenadiers, avait dû improviser une équipe pour jouer contre la formation la plus faible de l’Amérique centrale.






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