Sitôt que la Direction départementale de l’Ouest a confirmé l’implication des policiers du commissariat de Ouanaminthe dans le matraquage de Péguy Siméon, elle a pris les mesures nécessaires pour mettre ces agents à la disposition des enquêteurs de la section départementale de la police judiciaire du Nord-Est, révèle Fritz Saint-Fort au micro de Magik 9, le mercredi 12 mai 2021. « Les policiers n’avaient pas présenté l’évènement fidèlement aux responsables chargés des interventions policières. Nous avons pris connaissance de la gravité de leur acte lorsque des membres du haut état-major de la PNH ont partagé la vidéo avec nous (qui illustre la scène de la bastonnade, ndlr) dans le souci de vérifier si la scène s’est effectivement produite à Ouanaminthe. J’ai dû vérifier auprès du commissaire responsable du commissariat de Ouanaminthe qui a clairement reconnu les policiers impliqués dans cette affaire. Leurs armes ainsi que leurs badges ont été confisqués », précise le commissaire divisionnaire. « Étant Intervenue via la branche de l’Inspection générale de la région Nord, l’IGPNH a passé les instructions pour les transférer au Cap-Haïtien. Quatre des policiers concernés qui étaient présents dans le commissariat sont « également transférés au Cap Haïtien », poursuit le directeur départemental du Nord-Est.
Fritz Saint-Fort reconnait « que la victime, jusqu’à preuve du contraire, n’était ni armée, ni ne représentait une menace imminente mettant en danger la vie des agents ». Alors que ceux-ci, suivant les dispositions en vigueur de l’institution policière, ne devaient pas faire usage excessif de la force quel que soit le niveau de résistance ou le niveau de violence déployé à leur encontre, mais un usage proportionnel, rappelle l’inspecteur divisionnaire.






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