Quand on est riche, les fantaisies sont à nos pieds. Des fantaisies comme un cours de journalisme pris par correspondance après le bac, avant de pouvoir se fixer sur ce que l’on compte faire réellement. On se permet des choix, autant passagers, qu’ils soient. Et c’est ce qui s’est passé avec Aude, jeune bourgeoise qui, sur un coup de tête, a décidé de devenir journaliste. Nantie, elle disposait du temps « de cultiver les touch and go. Aucune urgence à s’engager à toute vitesse dans le définitif ».

Ainsi, ce caprice va conduire cette enfant de la haute à Morne Dédé. Un quartier, autrefois résidentiel, aujourd’hui, aux antipodes de ce qu’elle a toujours connu. Dans une maison délabrée, elle doit rencontrer Capitaine, un homme qui tient souvent des monologues, pour un papier. Outre ce vieillard tourmenté par ses souvenirs et le cœur brisé par une femme, désappointée, elle découvrira aussi que la vie n’est pas rose pour les citoyens d’un même pays. Qu’en dehors des grands murs et des portails électriques de Montagne noire, il existe des gens qui croupissent dans la misère et le chômage. Tout le monde n’est pas né avec une cuillère d’argent dans la bouche et ne peut pas se permettre certains choix.