L’Unicef ne s’est pas cassé la tête à trouver ces nobles représentants, à entendre les commentaires le jeudi 27 mai, à l’hôtel Karibe, lieu qui accueillait la cérémonie officielle de la nomination : Jean Jean Roosevelt et BIC. Ils étaient unanimes. S’ils avaient à désigner un ambassadeur qualifié pour défendre la cause des enfants haïtiens, ils choisiraient l’un ou l’autre. Fort heureusement, le Fonds en a désigné deux, chuchotent les membres du public, une aubaine, se réjouissent-ils ; cela évitera les pénibles réflexions relatives à la désignation du plus noble.

En effet, ces deux figures emblématiques de l’industrie musicale haïtienne de notre ère ont fait de la cause des enfants haïtiens et même ceux de l’étranger la leur, soit à travers leur musique ou leurs agissements. « Roosevelt Saillant a parfaitement illustré la condition sociale et économique des enfants haïtiens de rues dans son morceau ‘’Kokorat‘’, paru en 2019. Jean Jean Roosevelt a, quant à lui, chanté l’amour et l’innocence des enfants à travers ‘’Pourquoi a-t-on grandi ? ‘’, un titre qui lui a permis de décrocher la médaille d’or aux jeux de la Francophonie en 2013. Les deux ont déjà contribué avec l’Unicef pour la défense et la promotion des droits des enfants. La voix de Agoyé avait en 2017 produit un album intitulé ‘’Jean Jean des petits‘’, mettant l’accent sur le respect des droits fondamentaux de l’enfant », rapporte Bruno Maes, représentant de l’Unicef en Haïti lors de son discours de circonstance. Tizon Dife « a été la figure principale de l’initiative de U-Report en Haïti, devenant la voix et le visage qui ont permis à des milliers de jeunes de faire entendre leur voix », ajoute M. Maes. Signalons que les deux ont contribué sur la chanson « Nou se lajenès », thème de la marche pour la jeunesse et le sport lancé par le ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique en 2015. Un texte arrangé par BIC qu’il a coécrit avec K-libr.