Toute société qui aspire à de véritables progrès place inévitablement l’université au centre des priorités, pense John Picard Byron, intervenant à panel Magik le mardi 18 mai à l’occasion de la fête de l’Université. « Il y a un indice important que des sociétés qui ont des perspectives d’accroissement mettent en avant, c’est la part du PIB destinée à l'innovation scientifique. Il n’y a pas moyen d’améliorer sa croissance en dehors des investissements consacrés aux recherches scientifiques qui permettront de faire des découvertes et éventuellement d’améliorer les conditions de vie des citoyens. Pour développer la production d’un pays, pour résoudre des problèmes tel que la santé, il n’y pas d’autre moyen que la mobilisation des outils scientifiques», martèle le chercheur.
Vu que nos politiques n’ont jamais visé le progrès du pays en perspective, ils font fi de cette démarche, avance le professeur. Et pourtant, ce n’est pas par hasard que des dirigeants politiques ont choisi d’articuler ces deux commémorations (fête du Drapeau et celle de l’Université). C’est parce qu’à un certain moment, selon John Picard Byron, des « intellectuels impliqués dans la fonction publique avaient le sentiment que l’université devait avoir une place de premier plan pour donner un élan d’avancement au pays, mais surtout dans une perspective de consolider la production nationale. D’ailleurs, M. Biron rappelle que cette fête a été instituée au moment où nous étions au tout début de la fondation de l’université, c’est-à-dire au début du XXe siècle.






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