L’ex-président Jocelerme Privert a signé une virulente charge contre le président Jovenel Moïse, engagé dans un projet de changement constitutionnel, en dehors des prescrits de la Constitution de 1987. « Il ne revient pas à un président, élu sous l’empire de la Constitution qu’il avait juré de respecter et de faire respecter, de décider de la violer pour la changer. Le président Moïse, par cette démarche, s’est écarté de la voie de la légalité et de la légitimité constitutionnelle. Il s’érige volontairement en violateur impénitent et conscient de la loi mère. Il risque de se faire et, de fait, se fait parjure », a écrit l’ex-président Jocelerme Privert dans une tribune publiée par le journal Le Nouvelliste.
« Cette rupture de l’ordre constitutionnel le rend passible de la Haute Cour de justice pour crime de haute trahison, tel qu’établi à l’article 21, ainsi stipulé : Le crime de haute trahison consiste à porter les armes dans une armée étrangère contre la République, à servir une nation étrangère contre la République, dans le fait par tout fonctionnaire de voler les biens de l'État confiés à sa gestion ou toute violation de la Constitution par ceux chargés de la faire respecter », a poursuivi l’ex-président Jocelerme Privert, soulignant que « la volonté manifeste du président Moïse de changer la Constitution de 1987 et d’en adopter une nouvelle, en dehors de ses attributions, est une menace pour la démocratie. Elle augure un retour inattendu aux vieux démons de la dictature et de l’autoritarisme ».






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