La crise haïtienne s’est envenimée sous la présidence de Jovenel Moïse. La terreur des gangs à l’entrée sud et à la sortie est de la capitale ces derniers jours en sont la preuve parmi mille. Notre pays laisse apparaître toutes ses faiblesses, toute son incapacité et tout le cynisme de ses dirigeants, de leurs amis et alliés. Depuis trois jours, des gangs de la troisième circonscription de Port-au-Prince, comme un volcan en éruption, sèment la terreur. Comme si le pays était en guerre, des familles incluant femmes enceintes et enfants en bas âges sont contraintes de prendre la fuite, parfois les pieds nus, pour éviter d’être des victimes collatérales de cette guerre entre les gangs. Les informations font état de morts et de blessés.
Les images sont terrifiantes. Des jeunes exhibant leurs armes de guerre font le tour des réseaux sociaux. Cependant, il parait que les autorités chargées de la bonne marche des institutions et de la protection des vies et des biens ne sont pas au courant de cette situation apocalyptique dans la capitale. Il parait que les crépitements d’armes automatiques à longueur de journée, voire de la nuit, n’arrivent pas à leurs oreilles. Il parait que les cris de détresse des membres de la population de Martissant qui se refugient sur la place de Fontamara ne les tourmentent pas. Jusqu’à ce vendredi après-midi, pas une démonstration de la Police nationale pour tenter de reprendre le contrôle de la situation. Pas une déclaration ni un tweet du président de la République, du Premier ministre ou du chef de la police. Peut-être qu’ils travaillent en silence.






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