Il s'agit d'une recherche réalisée sous la codirection de la professeure Claire Lévy-Vroelant et du professeur Laënnec Hurbon, en cotutelle à l’université Paris VIII Vincennes Saint-Denis et l’Université d’État d’Haïti. Dans le cadre de ses recherches, Jerry Michel est revenu sur l’histoire des habitations coloniales en Haïti qui, rappelle-t-il, pendant longtemps, ont « constitué la structure économique matricielle des anciennes colonies esclavagistes ». Le chercheur souligne la diversité et les transformations structurelles marquées par l’histoire complexe de cette société postcoloniale ayant caractérisé les habitations coloniales en Haïti, présentées comme des conservatoires du patrimoine historique de l’économie de plantation du XVIIIe siècle.

La thèse de Jerry Michel constitue une étude sociologique de ces habitations coloniales en Haïti, tout en présentant ce qu’il appelle « l’approche des usages et des enjeux qui articulent le processus de mise en mémoire et de patrimonialisation de ces lieux de mémoire potentiels ».