L’affaire Boulos/Ona/ULCC invite la population à regarder de plus près les missions de l’Office national d’assurance-vieillesse (Ona) et la gestion qu’il fait des cotisations des travailleurs et des patrons du secteur privé au fonds de retraite collectif. L’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) accuse le Dr Réginald Boulos d’utilisation inappropriée d’un investissement de 65 millions de gourdes de l’Ona pour acheter des parts de la société «Real Business Investment SA». L’Ona supporte les poursuites excessives de l’ULCC en reprochant à l’homme d’affaires et chef de parti politique d’acte de détournement de fonds.

De son côté, le Dr Boulos réclame depuis belle lurette la publication de la liste de tous les grands emprunteurs de l’Ona ainsi que les conditions d’emprunt et l’état des remboursements. Il s’agit d’une référence à peine voilée aux prêts politiques accordés à des proches de pouvoirs en dehors du cadre légal en vigueur. Qu’est-ce qui autorise l’Ona à accorder ces types de prêts ? Quelle est sa mission première ? Arrive-t-il vraiment à supporter les travailleurs du secteur privé à la retraite  conformément à sa mission? Autant de questions que l’ULCC, l’Ona et la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) devraient aider à élucider en dehors toute machination politique.