Après l’assassinat du président Jovenel Moïse, les agitations pour prendre les rênes du pouvoir se multiplient. « Claude Joseph n’est pas Premier ministre. Or, il remplit les fonctions d’un Premier ministre », lâche Liné Baltazar, intervenant dans la matinale de Magik 9. Claude Joseph, Premier ministre ad interim choisi par le président Jovenel Moïse après la démission de Joseph Joute, tient toujours les commandes du pouvoir, et a annoncé ce dimanche que sa principale préoccupation en tant que Premier ministre est de rendre justice au 58e président haïtien. « Je suis reconnaissant envers Claude Joseph pour avoir, suite à l’assassinat du président de la République, joué le rôle de Premier ministre pour interagir avec les instances internationales », admet M. Balthazar, « mais Claude Joseph est le ministre des Affaires étrangères démissionnaire du gouvernement de Joseph Joute. Le décret du 5 juillet pris par le président Moïse nommant le citoyen Ariel Henry comme Premier ministre l'a démis de ses fonctions de Premier ministre provisoire », rappelle-t-il.
Dans le but de combler le vide constitutionnel laissé par l’assassinat du président Jovenel Moïse, le PHTK s’est rallié à plusieurs partis politiques dont certains se revendiquaient de l’opposition sous la présidence de M. Moïse, pour adopter le protocole d’entente nationale d’après Liné Baltazar. Protocole qui, entre autres, embrasse la résolution de 8 des 10 sénateurs qui ont choisi le président du Sénat, Joseph Lambert, président provisoire du pays. « Après la disparition brutale du président Jovenel Moïse, nous vivons une situation d’exception pour laquelle il n’y a pas de solution prévue par la Constitution. Cette situation exige un minimum de consensus pour combler cette double vacance laissée à la tête de l’État », invite-t-il. « Nous avons cherché une solution proche de la Constitution, en particulier de l’article 149. S’il n’y a pas une Assemblée nationale, il y a un Sénat de la République composé de 10 élus nationaux. C’est là lui qu’il a fallu recourir. Nous avons donc adopté la proposition du Sénat qui a fait le choix de Joseph Lambert comme président provisoire. De façon consensuelle, nous avons tenu compte de la dernière volonté politique du président exprimée dans l’arrêté présidentiel du 5 juillet désignant Ariel Henry, Premier ministre» poursuit-il.






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