Le pays est encore sous le choc suite à l’assassinat du président Jovenel Moïse. Pourtant la bataille pour sa succession au pouvoir est déjà engagée. Si le Premier ministre a.i. Claude Joseph assure la continuité de l’Etat, rien ne garantit qu’il pourra apaiser la situation. Son autorité est d’ailleurs contestée par le Premier ministre nommé Ariel Henry et la classe politique. Ainsi, la crise est loin de connaître un dénouement heureux après l'événement dramatique du 6 au 7 juillet en cours.
La bataille pour la succession de Jovenel Moïse est le résultat du vide institutionnel laissé par l’ancien chef de l’Etat qui se confondait avec l’État. Aucun des trois pouvoirs de l’Etat n’est en mesure de proposer une solution viable à la crise politique qui ronge le pays. Avec 10 sénateurs en fonction et l'absence de la Chambre des députés, le pouvoir législatif n’est pas en mesure de jouer son rôle. Avec une Cour de cassation orpheline de son président, emporté par la Covid-19 et l'absence de trois de ses membres mis à la retraite par l’ancien président Jovenel Moïse, le pouvoir judiciaire est incapable de dire le mot du droit pour éviter le pays de s’enfoncer davantage dans la crise. À cela il faut ajouter que le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, qui s’était prononcé en faveur de la fin du mandat de Jovenel Moïse le 7 février 2021, est caduc.





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