L’escalade de violences redoutée après l’assassinat du président Jovenel Moïse n’est pas arrivée fort heureusement. Ce qui facilite l’avancement de l’enquête lancée par les autorités en vue de retrouver les exécutants et les auteurs intellectuels de ce crime odieux. Pour une fois, une enquête s’accélère dans notre pays. Arrestations, auditions de suspects et mesures conservatoires se multiplient. Faut-il attendre incessamment les réponses satisfaisantes aux multiples questions suscitées par l’assassinat du chef de l’Etat ? On ne sait pas.
Une chose est sûre, les autorités étatiques mettent toute leur force dans la bataille si bien qu’on a l’impression que le gouvernement oublie si notre quotidien ne se résume pas à l’enquête sur le crime contre Jovenel Moïse. Il y a d’autres problèmes aussi urgents que l’arrestation des auteurs et co-auteurs du crime qui méritent d’être adressés. L’insécurité qui endeuille les familles haïtiennes en est un. La situation à Martissant reste préoccupante. Personne ne sait combien de personnes ont déjà été tuées dans la zone depuis le début de la guerre entre les gangs au mois de juin écoulé. Dieu seul sait combien de cadavres sont laissés sur le pavée à la merci des animaux errants. Les conséquences économiques de cette bataille sur le grand Sud est incalculable. La situation est si grave qu’elle devrait préoccuper les autorités au même titre que l’enquête sur l’assassinat du chef de l’Etat. Les cris de ceux qui bravent le danger au quotidien, par obligation, pour traverser Martissant semblent être trop faibles pour porter les autorités à agir.





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