Il ne se voyait jamais dans la peau d’un artiste. La preuve, Gino KSK essayait toujours de trouver une excuse pour troquer ses cours de piano contre une partie de football. Quoiqu’il ait toujours été exposé à la musique et que son père, Wilson Casséus, soit keyboardiste et proprio du studio Révélation, sa passion pour le micro a longtemps été en berne. « La première fois que j’ai pénétré dans le studio de mon père, j’étais comme émerveillé face au travail qu’accomplissait l’ingénieur de son. À cette époque, c’était tout ce qui m’intéressait les rares fois qu’on me laissait entrer au studio. Les enregistrements, les possibilités qu’offraient les ordinateurs pour convertir la voix en ce produit final et raffiné, je trouvais cela magnifique. Je me sentais comblé », confie-t-il. Ainsi, fidèle à ces souvenirs d’enfance, il est devenu, lui aussi, ingénieur de son après des études en Show production à Full Sail University.

Des années avant de décrocher sa licence, le rappeur de 24 ans avait vécu une expérience avec le groupe Kazitexx, ce groupe constitué de 12 écoliers fondé à la suite d'un freestyle sur la cour de récréation du Lycée français. Mais Gino KSK ne se doutait pas que cet évènement anodin, ni encore ce premier morceau enregistré sur un smartphone, allait l'entraîner dans les bras du rap, et des années plus tard vers le trap également. Ça allait être le début d’une belle aventure avec la bande qui a accouché d’au moins une vingtaine de singles, d’une mixtape et de deux EP sous le label de Point records.