Comme le 12 janvier 2010, le séisme du 14 août 2021 a surpris la population du grand Sud qui n’a même pas encore fini de penser les plaies laissées par le cyclone Matthew en 2016. La catastrophe a aussi surpris l’État haïtien qui, comme en 2010, n’était pas prêt pour y faire face. Cinq jours après la catastrophe, les appels à l’aide fusent de partout. Les communautés des zones reculées tentent à travers les réseaux sociaux et les médias traditionnels de faire entendre leur voix. Contrairement à 2010, les réseaux sociaux sont à la portée de tous ou de la majorité. Il est plus facile pour chaque communauté d’exposer son lot de blessés, de morts et les dégâts matériels.
Il est aujourd’hui plus facile de mobiliser de l’aide au profit des victimes. Les technologies de l’information et de la communication rendent plus faciles les contacts. Plus besoin d’organiser des mouvements de foule pour collecter les dons. Il devient aussi plus facile de savoir qui donne de l’aide au nom des victimes et qui les reçoit. Contrairement aux catastrophes précédentes, le développement de la communication donne aux victimes la possibilité d’être plus exigeantes envers ceux ou celles qui gèrent l’aide en leur nom.





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