« N'oublions pas les leçons tirées du tremblement de terre de 2010 et de l'ouragan Matthew en 2016. Nous devons éviter d'être confrontés aux mêmes goulots d'étranglement et aux mêmes défis que ceux observés lors des urgences précédentes. Nous devons intégrer la sensibilisation et la réduction des risques dans l'effort de reconstruction », a prescrit le haut responsable onusien, exhortant les acteurs humanitaires à exploiter et à renforcer les efforts des acteurs locaux présents sur le terrain depuis longtemps, en particulier les ONG locales, les organisations de la société civile et les dirigeants communautaires, et à soutenir la reprise des économies et des moyens de subsistance locaux par l'achat local de fournitures de secours et la distribution d'argent liquide basée sur l'assistance.  À en croire Ramesh Rajasingham, la combinaison de ces deux facteurs est apte à entraîner des effets multiplicateurs importants dans l'ensemble de l'économie.

« Nous devons envisager l'avenir d'Haïti. Les gens doivent pouvoir reconstruire leur vie. Des années de gains de développement ont été anéanties. Avec votre soutien, nous espérons que cet appel éclair sera un tremplin pour aider Haïti à avancer sur une voie plus résiliente », a poursuivi M. Rajasingham dans son allocution, précisant qu’un appel éclair de 187 millions de dollars américains a été lancé, sous la direction du Premier ministre et au nom du système humanitaire, pour fournir une aide humanitaire vitale à 500 000 personnes femmes : filles, garçons et hommes haïtiens.