Les traces du séisme sont visibles dans quelques rues. « Nous avons enregistré dix morts et compté 388 maisons détruites et 2 447 maisons endommagées dans la commune », a confié au Nouvelliste l’agent exécutif intérimaire Alex Maxcia, l’un des témoins des dégâts et tracas. Les dégâts sont plus importants à la rue Père Benier. Les bras en croix, assis sur une chaise, en face de sa petite maison sévèrement endommagée, un vieux sexagénaire, marin à la retraite, rumine son désarroi, espère. 

Entre-temps, par habitude et parce que c’est chez lui, il passe ses journées au plus près des ruines de sa maison, son lieu de vie, de ses chagrins et de ses amours. À la tombée de la nuit, il laissera ces ruines pour allonger son vieux corps chez sa fille dont le logis, en construction, a bien résisté au séisme. L’église catholique la Saint-Pierre Apôtre, construite entre 1897 et 1900, est gravement endommagée. L’avant et l’arrière de l’édifice se sont effondrés. La charpente en bois, comme la cage thoracique d’un squelette, fixe le ciel. À l’arrière du bâtiment ecclésial, les sept salles de classe de l’école de la paroisse Saint-Pierre Apôtre qui devaient accueillir 123 écoliers de la 7e année au nouveau secondaire 2 se sont effondrées. « C’est avec beaucoup de souffrance et de difficultés que nous avançons vers la rentrée des classes », a confié au Nouvelliste, le père Jorel Azor, curé de la paroisse et directeur de l’école, samedi 4 septembre 2021.