Vous souvenez-vous de cette belle époque ? Le bon vieux temps où les enfants, adultes, vieillards…se réunissaient les soirs dans les « lakou » des villes de province pour « tirer des contes»... Une tradition à travers laquelle des histoires réelles ou fictives se racontaient, qui semble disparaitre au fil du temps. Pas question de laisser arriver ! Pour l’association théâtrale Foudizè qui dit travailler pour le retour de cette pratique, permettant dans le même temps à des jeunes conteurs d’émerger.
« En 2009, après le constat de l’effritement de cet héritage dans la société haïtienne, qui a dû être remplacé par les séries télévisées et feuilletons entres autres, nous avons décidé de mettre sur pied une initiative de ce genre pour empêcher la disparition de cette ancienne tradition », confie le directeur artistique du festival de conte, Chelson Ermoza, qui reconnait que le maintien de cette activité n’a pas été facile. Parallèlement, M. Ermoza s’estime heureux que le festival « kont anba tonèl » arrive à créer de nouveaux conteurs et conteuses dans le pays à l’instar de Staloff Tropfort, Maxeline Saintil, Lindor Moïse... Le conteur se réjouit au passage que ledit festival soit un carrefour où sé recontrent culturellement plusieurs pays autour de ce « patrimoine culturel immatériel » qu’est le conte.






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