Dans le rapport, Haïti est décrit comme le théâtre ces dernières années de nombreuses affaires criminelles particulièrement médiatisées qui n’ont pas fait l’objet d’enquêtes approfondies ni de poursuites. Avec notamment une augmentation de 5% du nombre d’homicides volontaires, atteignant 549 cas signalés, par rapport à la période précédente, une augmentation de 328 victimes signalées à la police au cours des huit premiers mois de l’année, contre 234 pour toute l’année 2020, et le déplacement de 19 000 personnes à cause des gangs dans les communes de Carrefour, de Cité-Soleil, de Croix-des-Bouquets, de Delmas et dans le quartier de Martissant à Port-au-Prince, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour Haïti et Cheffe du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), Helen Meagher La Lime, est bien la seule à croire en l’existence de « signes encourageants».

Ces « signes encourageants » ne font que renforcer la conviction de la Représentante spéciale selon laquelle les citoyens haïtiens peuvent relever les défis structurels profonds, peut-on lire dans le compte rendu de la réunion du Conseil publié sur le site officiel de l’ONU. La conviction de la responsable onusienne se fonde donc sur le désir exprimé du Premier Ministre Ariel Henry, depuis sa prise de fonctions, de parvenir à un accord politique « dans un climat inclusif et consensuel propice à créer des conditions favorables à la tenue d’élections nationales ».