La défaillance de l’appareil de sécurité publique est actée. La hausse des crimes violents, perpétrés en toute impunité par des gangs opérant dans des lieux connus, la perte de contrôle du territoire par la Police nationale d'Haïti (PNH) et les Forces armées d'Haïti (FAD’H), l’assassinat d’un président en fonction, chez-lui, signent cette faillite qui entraîne des conséquences néfastes sur les hommes et l’économie nationale.
S’il faut maintenant un effort collectif pour remettre en état cet appareil de sécurité publique, il reste à savoir comment le secteur privé des affaires, les contribuables peuvent participer à la mobilisation de ressources financières indispensables pour faire l’acquisition d’équipements pour la PNH et l’armée. Un pacte pour la sécurité avec des niveaux de financements bien étudiés peut sortir l'institution policière de sa dépendance vis-à-vis des États-Unis pour tout et presque rien. Le pays doit, à un certain moment, comprendre qu’il faut faire un peu plus, payer un peu plus pour sa sécurité, sans toutefois faire l’économie d’un double audit financier et administratif de cette institution républicaine depuis sa création. Comme d’autres institutions publiques, personne ne peut prétendre que la PNH a échappé aux sang-sues, aux vampires.






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