« Je ne suis partie à aucun accord », a déclaré Me Samuel Madistin, qui dit être actuellement dans une posture d’observation. Pour lui, les accords qui sont sur le tapis sont illogiques et irrationnelles. Chacun d’entre eux présente ses failles et les acteurs devraient en avoir conscience. « Pourquoi avoir un exécutif bicéphale où l’on risque d’avoir des conflits permanents sans moyen de les résoudre ? Comment n’avoir qu’un Premier ministre alors que nous sommes dans cette situation exceptionnelle où il n’y a pas de Parlement, source de la légitimité du Premier ministre selon la Constitution ? Comment décider de ne pas avoir un président à la tête du pays, la présidence étant le symbole le plus puissant dans l’histoire politique d’Haïti ? », s’est interrogé le président de la Fondasyon Je Klere.
Cependant, en dépit de leur imperfection, il insiste pour signaler qu’il y a une impérieuse nécessité de trouver un accord global et de l’appliquer. « Il faut un cadre qui permette au pays de recommencer à fonctionner au plus vite. Il faut se décider et avancer. En politique, une mauvaise décision est bien meilleure que l’indécision qui crée l’incertitude de laquelle résulte d’autres problèmes. L’indécision à la tête de l’État renforce l’insécurité que nous avons actuellement », a avancé Me Samuel Madistin. L’homme de loi se désole de voir toutes ces tergiversations pour trouver un accord unique alors que le pays continue de s’enliser dans la crise. Selon lui, beaucoup ne réfléchissent pas en ayant à cœur le bien-être du pays mais plutôt la façon de faire leur beurre dans un gouvernement de transition en attendant les élections.






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