Ce mardi, pour une deuxième journée consécutive, le commerce, les écoles, les banques commerciales, l’administration publique, les transports… sont restés paralysés à Port-au-Prince et dans les grandes villes de province sur fond d’aggravation de la pénurie d’essence provoquée par les gangs qui ont resserré leur étau autour du terminal pétrolier de Varreux, a appris Le Nouvelliste.                        

 Si la situation pénalise la population et conduit au bord de la discontinuité des services essentiels, il n’y a pas d’amélioration en vue dans les prochaines heures. Les syndicats de transport, à l’initiative du mouvement « fèmen peyi » contre l’insécurité, maintiennent leur mot d’ordre pour ce mercredi. « Le troisième jour est maintenu. En milieu de journée, demain, nous tiendrons un point de presse », a confié au Nouvelliste le porte-parole de la FOSAH (Fôs sendikal pou sove Ayiti), Jacques Anderson Desroches. Le syndicaliste dit avoir noté le mépris des autorités qui n’ont pipé mot depuis le début de ce mouvement.