Depuis le début du mois de novembre, le prix du trajet à Carrefour est fixé à 50 gourdes. Il variait entre 25 et 50 gourdes depuis la guerre des gangs à Martissant, a témoigné un professionnel qui est obligé de passer la semaine au centre-ville. Ce lundi matin, les chauffeurs n’en démordent pas. Ils exigent 50 gourdes des passagers. « Yon moun ki pa genyen l, desann Kafou a pye », a lâché un chauffeur qui stationnait son autobus non loin du Théâtre national.

À quelques mètres du poste de police de Portail Léogâne, les minibus qui assurent le trajet Port-au-Prince-Cayes réclament 750 gourdes. Les passagers s'en plaignent. « Depuis hier, l’essence est disponible à la pompe alors qu'on ne gardre encore le prix initial », a tempêté une femme. « Ou te vle m al dòmi anba ponp pou ou jodi a madanm ? » a répliqué le chauffeur. « Il y a un mois le prix était de 500 gourdes », a répondu la femme, questionnée sur le prix qu’elle a payé depuis son retour des Cayes au mois d'août. Cependant des compagnies de transport en commun n’ont pas modifié leurs prix. La compagnie de transport Voix des anges transport en commun, située à l’Angle des rues Oswald Durand et de l’Enterrement, vendait ses billets ce matin à 500 gourdes. «  Si nous ne trouvons pas de l’essence au prix normal fixé par l’Etat, nous fermerons tout bonnement nos portes. Nous augmentons nos prix quand le prix de l’essence augmente sur le marché formel », a confié le réceptionniste de l’institution, soulignant qu’elle n’avait pas fonctionné depuis le début du mois.