On est en 1934. 19 ans depuis qu’Haïti est en train de vivre sa première occupation américaine. A des kilomètres de nos frontières, la star montante de l’époque, s’étant toujours dévouée à la lutte antiraciste, Freda Joséphine McDonald, a.k.a Joséphine Baker, fait un clin d’œil au pays de Dessalines. Dans le film « Zouzou » du réalisateur Marc Allégret, la militante noire chante son attachement au pays.
« Ah ! Qui me rendra mon pays. Haïti. C’est toi mon paradis. Haïti. Dieu me rappelle tes forets si beaux. Tes grands horizons. Loin de tes rivages, la plus belle cage n’est qu’une prison. Oui, mon désir, mon cri d’amour, Haïti. C’est de revenir un jour. Oh, beau pays bleu. Bien loin, bien loin sous d’autres cieux. Je vivais des jours heureux. Mais tout est fini. Seule dans mon exil aujourd’hui, je chante le cœur meurtri. Oui ! Mon désir, mon cri d’amour Haïti. C’est de te revenir un jour Haïti », chante celle qui deviendra la sixième des rares femmes, à être panthéonisée.






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