M fin granmoun ! Non, attendez, je suis sérieuse ! C’est un constat assez mélancolique, en fait. Riez autant que vous voulez, mais rien ne me fait plus de peine que de réaliser la « disparition » tranquille de ma jeunesse et de mon énergie. Moi qui enchaînais les nuits blanches arrosées, qui sautais entre les avions et les trains pour couvrir les festivals, les bals ; moi qui suivais les groupes musicaux pour Ticket de villes en villes, de pays en pays… Franchement ! Je pousse un soupir ému en sirotant cette tasse de café qui balaie ma fatigue, en me disant : « Ah ! Si jeunesse savait… »
Pff ! Merci à Richard Cavé et son groupe Kaï de m’avoir fait comprendre que je ne devais plus forcer la dose. Après avoir suivi le groupe deux petites nuits entre Boston et Orlando aux États-Unis, j’ai dormi 18 heures d’affilée. Oui, 18 heures ! J’en suis encore choquée. Et alors que je me retournais sur mon oreiller, les muscles endoloris et la tête lourde de décibels, les musiciens ayant à peine atterri sur le sol de New York, mettaient déjà le feu à Amazura Night Club. A kisa yo fèt ? Ki motè ki sou yo ? Un seul mot : chapeau !






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